Mieux connaître l'élevage ovin

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Mieux connaître l'élevage ovin

Dans ce guide sur l'élevage ovin, nous aborderons les points suivants : Le rythme sur une année et une saison dans l’élevage ovin ; Comment devenir éleveur ovin ? Par quelle formation ? Les points clés de l’installation en élevage ovin : budget et formalités ; Les débouchés dans l’élevage de brebis allaitantes et un ordre de grandeur des revenus possibles : combien gagne-t-on quand on élève des moutons ? Dans le PDF à télécharger vous trouverez également les témoignages de quatre éleveurs ovins ainsi que les caractéristiques de leur ferme.

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Dans ce guide sur l'élevage ovin, nous aborderons les points suivants : Le rythme sur une année et une saison dans l’élevage ovin ; Comment devenir éleveur ovin ? Par quelle formation ? Les points clés de l’installation en élevage ovin : budget et formalités ; Les débouchés dans l’élevage de brebis allaitantes et un ordre de grandeur des revenus possibles : combien gagne-t-on quand on élève des moutons ? Dans le PDF à télécharger vous trouverez également les témoignages de quatre éleveurs ovins ainsi que les caractéristiques de leur ferme.

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Sommaire du guide


Leurs petites têtes frisées vous rendent complètement chèvre ? On parle pourtant ici d’élevage ovin et donc de brebis, d’agneaux, de moutons et de béliers ! Avec plus de 7 millions d’ovins élevés en France en 2020, l’élevage ovin est bien implanté sur le territoire avec néanmoins une forte concentration au Sud, à partir de la Loire, sur les terres réputées “difficiles” (régions sèches ou de montagne). Fin 2016, le cheptel reproducteur était de plus de 5 millions de brebis et agnelles saillies, constitué à 70 % de brebis allaitantes et à 30 % de brebis laitières.

Il faut savoir que l’élevage ovin est très diversifié, il y a autant de systèmes d’élevage que de contexte climatique et agronomique. On trouve trois grandes finalités à l’élevage ovin : élever des moutons pour leur lait (et donc faire de l’élevage de brebis laitières, moins de 30% du cheptel), les élever pour la viande (élevage ovin viande, plus de 70% du cheptel) ou encore (et c’est beaucoup plus rare) élever des moutons pour leur laine. Il arrive également aux éleveurs et éleveuses d’avoir des races mixtes pour combiner deux activités (viande et laine par exemple). Les races de moutons ont été sélectionnées au cours du temps pour leurs performances d’un côté laitières et de l’autre pour leur conformation bouchère mais aussi pour leur qualité de laine.

L’élevage de brebis laitières se rapproche beaucoup de l’élevage de chèvres laitières en ce qui concerne l’organisation du travail et les investissements pour le matériel de traite. Les informations sont déjà traitées dans notre guide métier sur l’élevage de chèvres. Nous axerons donc ce guide sur la conduite des élevages de brebis allaitants et donc sur l’ovin viande. Nous ferons également un court aparté sur la filière laine complémentaire de l’élevage allaitant. Et nous vous partagerons des témoignages d’éleveurs et d’éleveuses de brebis !

1. L’élevage ovin, à quoi s’attendre ?

Quel ovin pour quel élevage ?

En France, on retrouve trois principaux bassins de production de lait de brebis : l’Occitanie (zone de production de l’AOP Roquefort), la Nouvelle-Aquitaine (pour l’Ossau-Iraty) et la Corse (pour le Brocciu). Les races les plus connues pour leurs qualités laitières sont la Lacaune, les Manechs tête rousse et tête noire, la Basco-béarnaise et la Corse. Les principales races de brebis allaitantes, c’est-à-dire les brebis qui élèvent leurs agneaux pour la viande, sont : l’île de France, la Texel et la Suffolk pour les races les plus reconnues et sélectionnées pour leur conformation bouchère. Il existe également des races plus rustiques adaptées et sélectionnées sur des territoires comme la Limousine, la Berrichonne du Cher, la Vendéenne, et bien d’autres encore. Enfin, il existe également des races de brebis allaitantes qui ont été sélectionnées pour la qualité de leur laine, c’est le cas de la Mérinos mais aussi la Raïoles des Cévennes.
Les qualités demandées à un·e éleveur·se ovin sont similaires à celles demandées à tout·e éleveur·se : aimer travailler en extérieur, au contact des animaux, avoir une bonne forme physique pour manipuler les ovins mais aussi savoir gérer une entreprise et vendre ses productions. La polyvalence est donc la principale qualité de tou·tes éleveur·ses.

“Les bestiaux font partie de la famille et il faut avoir la fibre animale et de l’élevage. Moi si mes brebis sont bien, je suis bien et inversement !”
Virgil Noizet

Crédit : DDP pour Unsplash
Les vues de Claire Giordan, bergère pastorale

Le quotidien et le rythme d’une saison en tant qu’éleveur ovin

En élevage allaitant, les principales tâches quotidiennes sont l’alimentation et la surveillance du troupeau. Cette dernière peut être plus ou moins astreignante en fonction de la localisation du troupeau, elle est particulièrement importante pour les troupeaux en moyenne et haute moyenne à cause de la présence de loups et d’ours.

“Avec les risques de prédations, aux périodes de pâturage, on fait du gardiennage 24h sur 24.”

Claire Giordan, installée en système pastoral

Pour la production laitière, une ou deux traites par jour viennent rythmer la journée en plus de l’alimentation et la surveillance du troupeau. Enfin en production laitière avec transformation fromagère, il faut également compter le temps passer au laboratoire en production et en nettoyage.

La production ovine est très saisonnée, c’est une faculté biologique qu’ont les ovins à caler leur cycle de reproduction en fonction de la longueur du jour ou plus exactement de la nuit.

Les brebis de race à viande dites herbagères vont avoir une période de reproduction (que l’on appelle la lutte), à l’automne, pour des mises bas en mars-avril. Il est également possible de désaisonner les brebis pour avoir deux périodes de reproduction et ainsi avoir des ventes d’agneaux plus réparties sur l’année. Les agneaux élevés en contre saison naissent en octobre-novembre et sont élevés en bergerie. Ils seront commercialisés de janvier à juin.

Pour les élevages herbagers, le début de l’année commence par les mises bas qui peuvent s’étaler de fin février à avril. Cette période représente une forte charge de travail en particulier pour la surveillance des mises bas et les soins à prodiguer aux agneaux nouveaux nés.

La mise à l’herbe qui à souvent lieu au cours ou à la fin des mises bas est une période de changement d’alimentation, entre la période hivernale en bâtiment et la période estivale en pâturage. Elle demande également de la surveillance ainsi que de la manutention en fonction de la conduite du pâturage.

Le début de l’été est rythmé par les récoltes de foin pour assurer le fourrage de l’hiver puis des cultures s’il y en a sur l’exploitation. La vente des agneaux de printemps s’étale de juin à octobre. La lutte suivante (période de reproduction) reprend en automne.

Les autres soins réalisés au cours de l’année sont la tonte sanitaire annuelle (les animaux sont tondus une à deux fois par an pour leur confort), le parage des onglons, le suivi prophylactique de dépistage de la brucellose et les vermifugations.

Les saisonnalités sont différentes pour les races laitières. En effet, une majorité d’élevages produit du lait entre décembre et juin. Les mises bas ont généralement lieu à l’automne ou en début d’hiver. La période de traite exclusive démarre après l’allaitement des agneaux (qui sont sevrés plus ou moins rapidement) et se termine dans le courant de l’été.

La conduite de l’alimentation est très différente d’un bassin à l’autre en fonction du contexte pédoclimatique et des surfaces disponibles.

Les différents systèmes de productions

La réglementation spécifique au bio

Il existe en France, une grande diversité dans les élevages ovins fortement liée à la diversité des territoires.

Pour les élevages ovins viandes, on retrouve deux grands types, tout d’abord, l’élevage à l’herbe du plus au moins extensif, dans les zones où les potentiels de rendements des sols sont faibles et dans les zones de montagnes et piedmont.

Dans les zones de grandes cultures, on retrouve préférentiellement des systèmes en bergerie, c’est-à-dire que les agneaux sont élevés en bâtiments et nourris avec une proportion relativement haute en aliments concentrés.

Toutefois des troupes ovines élevées à l’herbe viennent de plus en plus compléter les paysages de grandes cultures. L’élevage ovin peut jouer un rôle important dans les exploitations en polyculture en valorisant les prairies en tête de rotation ainsi que les couverts des intercultures.

“ Étant multiplicateurs de semences de ray grass, dactyle, sainfoin et trèfle, je trouvais ça dommage de ne pas valoriser les pailles une fois que les graines des graminées étaient récoltées, on galérait pour les vendre et on était obligés de passer le broyeur. On cherchait des éleveurs pour valoriser la biomasse produite que l’on n’utilisait pas. “
Bastien Lombard

On retrouve également de plus en plus des troupeaux d’ovins utilisés en écopâturage (des “moutondeuses”) qui est un mode d’entretien écologique d’espaces verts par le pâturage d’animaux herbivores mais cette méthode n’a pas pour objectif premier d’être productive du point de vue agricole. Souvent les agriculteurs tirent un revenu “complémentaire” de cette activité sous forme de prestation de services pour les entreprises ou les collectivités.

“C’est une activité rémunératrice qui demande peu de brebis, une centaine sur notre troupeau de 700.”
Virgil Noizet
Les Moutondeuses en action

Zoom sur...le pâturage tournant dynamique 🦔

Le pâturage tournant dynamique demande de changer régulièrement les brebis et agneaux de parcs pour avoir toujours une bonne qualité de l’herbe et diminuer le parasitisme. Cela demande de bonnes connaissances techniques sur la pousse de l’herbe et une logistique plus importante que dans un système classique mais est fortement mis en avant pour avoir un système d’élevage plus régénératif. C’est ce que Virgil Noizet pratique dans sa ferme.
Un système réfléchi et rodé…
“Avec 400-500 brebis sur 25 hectares, on tourne sur 3 fois 9 hectares par semaine. Les brebis retournent dans la première parcelle au bout de 70 jours.“
…basé sur la pousse de l’herbe…
“Ce que je veux, c’est m’occuper de mes prairies pour offrir un bon fourrage à mes brebis ; à elle ensuite d’élever leurs agneaux ! J’essaie d’avoir un système résilient. Pour moi un élevage de ruminant ça se joue sur la gestion de l’herbe. Si on veut de la croissance et un résultat technique il faut avoir une bonne gestion de l’herbe. Il faut une vraie expertise technique pour que ça aille bien ! C’est ce qui me plaît le plus, d’aller voir les bêtes et les faire changer de parcs !”
…et peut-être pas si chronophage que ça !
“Il me faut un jour par semaine pour mettre en place mes parcelles, je m’arrange dans le roulement de mes parcs pour avoir mes week-ends de libre. J’arrive à me libérer du temps libre sinon je ne le ferais pas. Il y a 3 mois où il y a un pic de travail dans l’année au moment des mises bas mais le reste du temps c’est surtout de la surveillance […]. Et puis le matériel a bien évolué, on a des fils électriques et le quad pour nous aider, l’installation des clôtures est très facile ! Je n’ai pas de cailloux dans la terre, ça me permet de mettre facilement les piquets.”

Pose de clôtures pour les changements de parcelles – Virgil Noizet

2. Comment devenir éleveur ovin ? Les formations

Faut-il avoir un diplôme agricole pour devenir éleveur de moutons ?

La possession d’un diplôme agricole donne beaucoup d’avantages au moment de l’installation agricole. La Capacité Professionnelle Agricole vous rend éligible à la DJA (Dotation Jeune Agriculteur) qui représente une aide de 15 000 € à 30 000 € selon le lieu d’installation et le système de production. Il est possible de réaliser différents diplômes pour obtenir la Capacité Professionnelle. Le BPREA est le plus fréquent pour une reconversion. La formation peut s’effectuer en un an à temps plein ou deux ans à temps partiel. Il facilite également l’obtention de terres agricoles auprès de la SAFER.

En plus de vous apporter les connaissances nécessaires pour élever des animaux d’élevage et gérer une entreprise agricole, il vous donne l’accès à un réseau qui pourra vous aider lors de votre installation. Il est également recommandé d’effectuer des stages dans différentes exploitations afin de vous faire une expérience terrain solide. Rien ne vaut l’expérience pour apprendre à connaître les subtilités de l’élevage des brebis.

“Je voulais réintroduire de l’élevage sur ma ferme, mais on m’a toujours dit que l’on naît éleveur on ne le devient pas. J’ai fait des stages dans différents types d’élevages et c’est l’ovin qui m’a plu le plus. Lors de mon installation, j’allais travailler chaque week-end dans un élevage voisin. Cela fait trois ans que j’ai ma troupe et je continue d’apprendre. Ma devise, on ne naît pas éleveur, on le devient.”
Bastien Lombard

Vous pouvez également compléter un diplôme agricole déjà existant par un certificat de spécialisation Ovin (CS Ovin) qui a été spécialement créé pour former des professionnels de l’élevage ovin, en production de viande ou de lait. Au cours de cette formation de 6 mois à 1 an selon le mode d’enseignement choisi (en formation pour adultes ou par apprentissage), la moitié du temps est consacrée au travail pratique en élevage.

Le GAEC des Brebis à Belle-Ile

Quels établissements de formation pour l’élevage ovin ?

Organismes réalisant des formations en conduite d’élevage ovin :

  • CFPPA – La Cazotte – 12400 SAINT AFRIQUE
  • CFPPA – Saint-Flour – 15100 SAINT-FLOUR
  • CFAA-CFPPA du Lot – LEGTA la Vinadie – 46100 FIGEAC
  • CFPPA – de la Côte-Saint-André – 38216 La Côte-Saint-André
  • CFPPA – Les Vaseix-Bellac – 87300 BELLAC
  • CFPPA – de Charolles – 71150 FONTAINES
  • CFPPA – de Montmorillon – 86501 MONTMORILLON
  • CFA – de la Roche-sur-Yon- 70022-85035 LA ROCHE SUR YON Cedex
  • CFPPA – de Mirecourt – 88500 MIRECOURT
  • CFPPA – de Rambouillet – 78514 RAMBOUILLET
  • LEGTA – Lycée Charles Baltet – 10120 SAINT POUANGE

Virgil Noizet à l’œuvre

3. L’installation en élevage ovin : étapes, investissements et réglementation

Il existe plusieurs cas de figure dans votre installation, vous pouvez rejoindre une ferme existante en tant qu’associé·e et y commencer un atelier d’élevage ovin, vous pouvez également créer une ferme seul·e ou à plusieurs qui est spécialisée dans l’élevage ovin. Enfin vous pouvez déjà être installé·e et vouloir compléter vos productions avec un atelier ovin viande. Selon le cas de figure et les infrastructures déjà en place, votre calendrier d’installation et votre budget seront spécifiques. De plus, chaque situation et installation sont différentes. Ce que nous vous proposons ici ne sont que des ordres de grandeur généralistes pour vous donner une idée de ce qui vous attend !

Comment constituer son troupeau : le cheptel ?

Avant de définir la taille de votre troupeau il est important que vous définissiez : vos ressources fourragères/alimentaires (qui dépendent de la surface agricole dont vous disposez pour pouvoir alimenter le cheptel en fourrage et éventuellement en céréales) et votre seuil de rentabilité (qui varie selon vos coûts de production, le système de production, les races désirées de brebis, les débouchés choisis, etc.). Ces deux éléments vous donneront alors une idée de la taille idéale de votre cheptel.

De manière générale, le troupeau dans sa totalité n’est pas complet dès le début de l’installation, il est recommandé de constituer deux tiers du troupeau la première année, avec 50% d’agnelles puis de garder ou acheter exclusivement des agnelles jusqu’à atteindre l’effectif cible.

Les agnelles sont des ovins femelles n’ayant jamais mis bas, la reproduction risque donc d’être plus complexe à gérer et elles sont réputées pour être moins maternelles qu’une brebis. Ces dernières coûtent souvent moins chères et sont plus productives rapidement. Il est conseillé d’avoir un mélange des deux également pour éviter de devoir renouveler tout le troupeau la même année. Au fur et à mesure garder un œil sur la pyramide des âges afin que celle-ci soit bien équilibrée avec un bon mix entre des agnelles et des brebis de 2 à 6 ans.

A titre indicatif une agnelle de race rustique peut coûter entre 120 et 150 €. Il faudra compter entre 150 et 200 € pour une race plus productive et conformée pour la viande. Une brebis rustique coûte entre 90 et 150€ en fonction de son âge et entre 110 et 200€ pour une race plus productive. Enfin comptez environ 400€ pour un bélier rustique et entre 450 et 550€ pour un bélier avec une bonne conformation bouchère.

Il est possible de jouer sur l’effet de croisement de race aussi appelé effet hétérosis, en croisant par exemple des brebis rustiques avec des béliers avec de bonnes conformations pour la viande et obtenir ainsi un bon mélange entre rusticité Volet “productivité”. Comptez un bélier pour 40 brebis voir 50 brebis pour des béliers rustiques.

Prenez bien le temps de définir votre plan de reproduction et de valorisation génétique afin de pouvoir estimer quels seront vos besoins et coûts chaque année pour atteindre votre troupeau “type”.

Le budget d’installation en ovin : les autres coûts

Le budget d’installation en élevage ovin peut être assez réduit, en particulier dans le cas d’un élevage plein air intégral.

Le coût d’investissement pour un bâtiment d’élevage, peut être très variable en fonction du degré de mécanisation que l’on souhaite mettre dans le système d’alimentation et la taille du bâtiment. Comptez moins de 200€/brebis pour un tunnel avec un système d’affouragement manuel contre plus de 400€/brebis pour un bâtiment de 460 brebis et 380 agneaux sevrés avec des couloirs d’alimentation prévus pour le passage d’une dérouleuse/pailleuse (Source idele).

En élevage ovin viande comme ovin lait, il peut être intéressant d’avoir un parc de contention afin de manipuler et trier les animaux. Un parc de tri mobile coûte entre 2 000€ à 13 000€ pour un parc de tri mobile de 500 brebis.

D’autres équipements sont aussi très utiles voire indispensables pour le bon fonctionnement de l’élevage comme des abreuvoirs automatiques (entre 40 et 200€ / abreuvoir), des cornadis (130€/9 places pour un cornadis en bois), une balance pour les pesées des agneaux (entre 800 et 2 000€), des portes de tri (200€), un équipement de parage (700€).

Les clôtures sont également indispensables pour le pâturage. Il faut compter 1,3 à 1,5€ au mètre linéaire pour une clôture fixe et entre 0,8 et 0,9€/m linéaire pour une clôture mobile (source idele).

Dernier élément essentiel, le chien de conduite de troupeau. Avoir un chien adapté et avec des aptitudes naturelles à la conduite pourra vous rendre de fiers services au moment de rassembler, rentrer, contenir, sortir ou diriger votre troupeau. Assurez-vous de vous entourer d’experts et de pairs au moment de le choisir. Choisissez un chien dont la race est connue pour ses qualités de chien de berger, observez bien les parents du chiot au travail, prenez le temps d’éduquer correctement le chien avant de le faire travailler avec le troupeau. Tout ceci afin que le chien devienne votre plus grand allié !

Les fameux chiens de troupeaux

En ovin laitier vous devrez ajouter le coût d’un quai de traite et éventuellement d’une fromagerie. Ce sont des coûts similaires à ceux d’un élevage caprin que nous traitons dans un autre guide métier. À savoir :

Il est important de concevoir ou d’acquérir une salle de traite fonctionnelle, car on y passe du temps. L’installation doit prendre en compte le nombre de brebis et le temps de traite, 1h30 par traite maximum. Avec moins de 50 brebis un quai simple avec quatre griffes peut suffire. Dans ces conditions il est possible d’acquérir du matériel d’occasion pour 5 000 €. Au-delà de 50 brebis, il faudra plutôt prévoir un double quai et compter une griffe pour 10 brebis et relier directement les griffes au tank par un lactoduc. L’investissement pour une machine neuve de 8 postes (pour traire 80 brebis) avec un lactoduc reliant directement le tank peut s’élever à 17 000 €.

La fromagerie doit également être fonctionnelle et adaptée aux quantités de lait transformé et au nombre de personnes y travaillant. Pour une production quotidienne maximale avoisinant les 300 litres une surface de fromagerie comprise entre 70 et 80m2 est suffisante. Le montant de l’investissement pour une fromagerie tout équipée à neuf s’élève entre 1 000 à 1 300 €/m2.

Les clôtures, investissement incontournable !

Combien de bêtes et quelle surface pour être autonome en alimentation ?

Dans de nombreuses fermes, la production laitière est associée à une autre production permettant un revenu complémentaire comme, par exemple, un élevage bovin pour la viande.

Selon Ovinfos et d’après le recensement BDNI 2019-2020, on compte en France 65 360 élevages détenteurs d’au moins un ovin, pour seulement 18 360 éleveurs détenteurs de plus de 50 brebis. Seulement 28% des élevages ovins français sont considérés comme des élevages “professionnels” puisque l’éligibilité à la prime PAC à la brebis est posée à partir de 50 brebis.

Selon les données de suivi INOSYS-Réseau d’élevage en Limousin le dimensionnement moyen pour une personne que l’on désigne par une unité de travail annuel (UTA = 2200 heures annuelles) est de 81 ha, 71 UGB soit approximativement 450 brebis avec leur suite. Ceci correspond à un chargement animal de 1,04 UGB/ha de SFP (surface fourragère principale). Ces chiffres correspondent à l’installation d’une personne sur un élevage spécialisé, pour un revenu complémentaire comptez 200 à 250 brebis.

La réglementation en élevage ovin

La réglementation pour les différents élevages ovins est la même que pour les élevages caprins, vous pouvez retrouver des informations similaires dans le guide métier élever des chèvres.

Aspects identification et traçabilité

Tous les propriétaires d’ovins, qu’ils soient reconnus comme éleveur ou non, doivent obligatoirement déclarer auprès de l’établissement départemental de l’élevage (EdE) les effectifs des animaux qu’ils possèdent, au premier janvier de chaque année, ainsi que les naissances de l’année précédente.
Les animaux doivent être identifiés par un système de boucles auriculaires. Tous les animaux nés sur l’exploitation doivent être identifiés avant l’âge de 6 mois ou à leur sortie de l’exploitation.
A chaque entrée ou sortie d’animaux de l’exploitation, l’éleveur doit remplir un document de circulation. Ce document permet de tracer les animaux et doit les accompagner au cours de leur déplacement.
L’ensemble des informations liées aux identifications et les justificatifs de déplacement des animaux doivent être tenues à jour dans un registre d’élevage et les documents doivent être conservés durant 5 ans minimum.
Le règlement européen spécifie également que l’éleveur est responsable de la qualité sanitaire des produits issus de son exploitation. Selon la réglementation des informations sur la chaîne alimentaire (ICA), l’éleveur est dans l’obligation d’informer la filière d’éventuels problèmes sanitaires pour toutes sorties des animaux de l’exploitation.

Aspects sanitaires

Tous les propriétaires d’ovins sont tenus de choisir un vétérinaire sanitaire pour son élevage.
Comme pour les déplacements des animaux, l’éleveur doit renseigner un registre sanitaire recensant tous les traitements médicaux et interventions réalisées sur les animaux. Se retrouvent dans ce registre sanitaire : le nom du médicament, la date, le n° des animaux concernés, le délai d’attente avant de pouvoir consommer la viande ou le lait. Les ordonnances, bilan sanitaire, et compte rendu des visites annuelles doivent également être conservés dans ce dernier.

Réglementation pour la certification en Agriculture biologique

  • Les animaux, de préférence de races rustiques, doivent être achetés en bio. Il est possible d’acheter des animaux non bio dans certains cas, avec l’accord de l’organisme certificateur (moins de 20 % du cheptel pour le renouvellement voir 40% dans le cas d’une extension du troupeau, d’un changement de race ou pour des races spécifiques qui font l’objet de programmes race menacées d’abandon, …).
  • Obligation d’accès au pâturage dès que les conditions météorologiques le permettent.
  • L’utilisation d’hormones pour la synchronisation des chaleurs est interdite mais l’insémination animale est autorisée.
  • Les mutilations telles que l’ablation de la queue ou la castration physique sont autorisées avec analgésie et/ou anesthésie.
  • Le chargement animal est limité à 170 kg N/ha/an, en termes de production d’effluents soit 13,3 brebis /ha/an. Pour les exploitations en AB un plan d’épandage est obligatoire. Si la charge en effluent dépasse la limite de 170 kg N/ha/an, l’éleveur à l’obligation d’épandre ces effluents bio sur des terres bio.
  • Afin de favoriser le lien à la terre et l’autonomie de la ferme, au moins 60% de la ration doit être constituée d’aliments produits sur la ferme. Une coopération avec des exploitants bio de la région est toutefois possible.
  • La ration journalière des animaux en production doit être composée au minimum de 60% de fourrages grossiers. Le pâturage doit être priorisé quand les conditions climatiques le permettent.
  • En ce qui concerne l’alimentation des nouveau-nés, le lait doit être naturel de préférence maternelle pendant une durée de 45 jours minimum.
  • Les OGM, simulateurs de croissance et aliments conventionnels sont interdits. Pour plus de détails sur tous les aliments autorisés pour la certification au label bio, se référer au cahier des charges exhaustif.
  • En ce qui concerne la prophylaxie et les soins vétérinaires, les traitements allopathiques ne peuvent être utilisés qu’à des fins curatives et sont limités à trois traitements par an et seulement 1 traitement pour les animaux dont le cycle de vie est inférieur à 1 an. L’éleveur doit privilégier l’utilisation de produits homéopathiques, phytothérapiques et oligo-éléments. La prophylaxie obligatoire tel que les vaccins et les plans d’éradication ne sont pas comptabilisés dans les traitements allopathiques. C’est également le cas des vermifuges, s’ils sont justifiés. Enfin les délais d’attente sont doublés et réduits à 48h si aucun délai d’attente n’est précisé.
  • En ce qui concerne le logement, les animaux doivent avoir accès à une aire de couchage sèche avec litière de paille ou autre matériaux naturels. La surface minimum pour une brebis ou un bélier est de 1,5m2 par tête et 0,35m2 par agneaux.

Les brebis laitières Lacaune du GAEC des brebis de Belle-Ile

4. Combien gagne-t-on en “élevant des moutons” : revenus et débouchés

Quels débouchés possibles pour les agneaux ?

En 2019, 2,8 kg équivalent carcasse ont été consommés par habitant en France toutes filières confondues. La consommation de viande d’agneau est saisonnière : elle est traditionnellement marquée par la fête de Pâques. Avec 70,2 % des volumes, l’achat en grande distribution est dominant contre 1,4 % pour la vente directe. La restauration hors foyer représente 15 % de la consommation. Selon l’INAO, la production sous signes officiels de qualité (Label Rouge, IGP, AOC et Bio) représente 18 % de la production française d’agneaux.

La vente d’agneaux de lait se fait quasi uniquement à Pâques avec des agneaux nourris exclusivement ou essentiellement à base de lait maternel, non sevrés, de moins de 90 jours et dont le poids de carcasse n’excède pas 13 kg.

En 2015 seule 45% de la viande d’agneaux consommée en France était d’origine française, ce qui témoigne d’un marché très concurrentiel avec l’étranger (notamment l’agneau de Nouvelle-Zélande) en particulier dans la grande distribution.

En tant qu’éleveur vous pouvez opter pour le circuit long via les coopératives, un système simple et rodé. Ou alors passer par le circuit court qui permet de mieux maîtriser ses marges et de réduire l’empreinte carbone de sa viande mais demande parfois plus de temps, d’organisation et de diplomatie…

“Pour les magasins de producteurs, un des grands enjeux c’est de gérer le côté humain. On est 20 patrons, il faut que l’on s’entende, ce n’est pas toujours simple mais je n’aurais pas fait de vente directe tout seul. Sur l’année, je dirais que ça me prend une journée et demie par semaine, en comptant le temps pour aller à l’abattoir et les réunions. On vend en tout 10 agneaux par semaine. Ce n’est pas rentable avec moins.”
Virgil Noizet
Viande d’agneau et de brebis vendue par Virgil Noizet

Peut-on valoriser la laine de ses moutons ?

La filière laine en France

La filière laine est en fort déclin depuis l’arrivée de matières naturelles végétales, puis celles issues de la pétrochimie moins coûteuse à travailler suivis par des délocalisations massives des outils industriels et des savoir-faire. En effet, bien que 14 000 tonnes de laines brutes soient produites annuellement en France lors de la tonte sanitaire annuelle (non spécifique aux races avec des laines de qualité), seulement 500 tonnes sont transformées en France. Le reste est souvent brûlé et occasionnellement utilisé en isolement. Pourtant, la laine, pour ces multiples propriétés, est utilisée dans de multiples cas : en isolant, pour la literie, pour des tapis, pour les vêtements, etc. De plus, la demande pour des produits en laine française est faite en France. On a donc une fibre aux propriétés exceptionnelles, une production française de laine inutilisée et une véritable demande des consommateurs pour de la laine française. Que manque-t-il dans l’équation ?

C’est au niveau de la filière de transformation que le bât blesse ! Il ne reste en France aujourd’hui qu’une dizaine de filatures françaises encore en fonctionnement. Il faut savoir que la technologie a été rachetée par des pays comme la Chine ce qui fait que l’on ne trouve aujourd’hui en France quasi-plus de machines permettant le cardage ou la filature et personne n’ayant la technologie pour les concevoir. Ainsi la filière laine française est aujourd’hui dépendante de l’industrie chinoise qui importe la quasi-totalité de la laine produite en France.

De plus, depuis le début de la crise sanitaire, la Chine ayant stoppé ses importations, le marché est pratiquement à l’arrêt. La laine s’entasse dans les hangars des éleveurs. Considérée comme produit de catégorie 3, la laine de mouton ne peut être jetée ou utilisée avant de subir une étape d’hygiénisation. Elle ne peut être utilisée telle quelle, même pour le paillage des arbres, par exemple.

Cependant, des éleveurs passionnés recréent, non sans difficultés, des filières locales. Des projets fleurissent dans différents coins de l’hexagone et la tentative est faite pour recréer un réseau de la filière laine. Un des acteurs reconnus de la filière est la filature Fonty dans la Creuse, une des rares filatures industrielles encore en action avec des machines datant des années 50, avant la délocalisation à l’étranger. On retrouve aussi un acteur plus récent, Laines Paysannes, qui produit des tapis, de la literie et des vêtements/accessoires en travaillant en partenariat avec une vingtaine d’éleveur·ses et les quelques ateliers de lavage, filature et tissage encore présents dans le sSud. Et qui organise des rencontres et réflexions sur le sujet. Enfin il y a de plus en plus de micro-entités comme la Petite Filature Bretonne en Centre Bretagne, l’Atelier Pure Laine en Normandie l’association La Sarriette dans les Alpes-Maritimes qui émergent un peu partout.

De la toison du mouton à la pelote de laine

Il peut être utile de réexpliquer la méthode de fabrication de la laine pour obtenir la pelote que l’on connaît tous. Quelle partie de la toison du mouton est utilisée pour faire de la laine ? Quelles sont les étapes pour transformer cette dernière en fil utilisable pour confectionner des vêtements ?

La toison du mouton est composée de poils, de laine, de jarre et d’hétérotype :
le poil ou crin est une fibre résistante et plus grossier que la laine, il peut être utile pour fabriquer des tapis ;
le jarre : une fibre grossière et dure qui protège les moutons des intempéries ; elle est retirée de la laine au maximum. C’est la fibre qui peut causer cette sensation de laine qui gratte ;
la laine : une fibre ondulée et fine aux propriétés très intéressantes. La laine est antifongique, antibactérienne, antistatique, thermorégulatrice et hydrophobe.

Pour obtenir le fil de la toison d’un mouton, quatre étapes sont nécessaires : le tri pour ne garder que la laine et évacuer poils et jarres, le lavage, le cardage pour peigner tous les fils dans le même sens, puis le filage. Pour utiliser la laine pour du feutrage, il suffit d’avoir de la laine cardée.

Le blog de Laines Paysannes regorge d’articles passionnants qui expliquent les tenants et aboutissants de cette matière animale pleine de ressources.

Leçon de laine donnée par Maï Lan sur Gaïa, brebis Ouessant… comment dissocier la laine du jarre ? ©Rébecca Trouslard

Ces éleveurs qui relancent des filières laines locales

Virgil Noizet et Claire Giordan, tous deux dans des élevages de brebis allaitantes, témoignent de leur décision de valoriser la laine de leurs brebis.

Virgil Noizet, installé en Champagne Ardennes. Avec son père, il élève 700 brebis. Il valorise sa laine sous la marque Le Poil de la bête.

“Depuis un an, on valorise la laine : elle est lavée en Belgique, feutrée en Allemagne et cousue par trois couturières à côté de chez nous. On emmène la laine en Belgique et le reste du processus se fait via le transporteur. Avec 1t de laine on produit 600 m2 de feutre. Ça fait un gros trou dans la trésorerie : 20 000 €. On a deux ans de laine en stock et on attend de vendre nos produits avant de relancer une production.”

Claire Giordan, installée avec son conjoint depuis 2010, élève 650 brebis de race mérinos d’Arles pour la viande. Elle valorise sa laine par le biais de deux associations dont elle est membre : La Sarriette et Mérilainos

“Pour moi c’est important de valoriser la laine, on a beaucoup travaillé sur la sélection de nos brebis, ça me tenait à cœur de garder et montrer les qualités de la brebis Mérinos. Mon beau-père, déjà à l’époque, avait travaillé sur la génétique des brebis. C’est un patrimoine que l’on souhaite garder.”

“Chaque année je trie 400 kg de laine issue des flans des brebis sur les ¾ tonnes de laine qui sont tondues, parce que la tonte à lieu en mai et mes brebis sortent seulement de la bergerie (donc la laine n’est pas aussi propre que des animaux qui seraient en pâturage), le reste est vendu au maquignon. Je vends des chaussettes et des pelotes, mais ça reste une petite niche, je ne pourrai pas écouler beaucoup plus de laine.
Pour des jeunes qui s’installent, ce n’est pas forcément simple, il faut avoir une bonne trésorerie parce que ce que j’investis dans la transformation de la laine c’est de l’argent que je ne récupère pas tout de suite. La vente de la laine prend du temps. Une pelote me coûte 3€ et je la revends en direct entre 6 et 6,50 €. La vente de laine ne me permet pas de dégager un revenu, c’est juste un petit plus.”

Pour un éleveur et une éleveuse, il apparaît clairement que la valorisation de la laine n’est aujourd’hui pas un choix facile car c’est prendre un gros risque de trésorerie. D’où l’importance de se mettre en contact avec le réseau de la valorisation de la laine déjà en place sur son territoire pour optimiser les échanges et transactions et s’appuyer sur un savoir-faire existant.

Produits en laine de la Sarriette. À gauche, teinture végétale !

Quel est le salaire d’un éleveur ovin ?

Selon les chiffres du GEB- Institut de l’Elevage Inosys Réseaux d’élevage de 2019, le résultat courant moyen des éleveur·des varie fortement en fonction du système d’élevage. Il se situe entre 40 600 €/UMO (Unitée de Main d’Oeuvre= elle peut être familiale et salariée, calculée sur la base de 2 200 heures/an pour un équivalent temps plein) exploitant pour un système spécialisé ovin viande pastoral et 14 100€/UMO pour un système ovin viande herbagère. La variabilité du revenu est également très forte au sein d’un même système ; en particulier pour les élevages pastoraux (avec pratiquement 45 000€/UMO exploitant pour le quart supérieur et un peu moins de 20 000€ pour le quart inférieur).

“Il ne faut pas se décourager, quand j’ai commencé ce n’était pas toujours facile. Il a fallu que je m’y reprenne en plusieurs fois pour que ça fonctionne. J’ai eu des résultats techniques pas satisfaisants et donc ce n’était pas satisfaisant au niveau économique non plus ; ça peut être difficile mais il ne faut pas se décourager.”
Virgil Noizet

Quelles sont les possibles sources de financement ?

DJA
L’aide nationale, la Dotation Jeune Agriculteur (DJA), concerne toutes personnes de 18 à 40 ans en possession d’un diplôme agricole conférant le niveau IV voulant s’installer pour la première fois. Le montant de cette aide est de 10 000 à 40 000 € selon le lieu et le projet et les modalités d’installation (en agroécologie, selon le type de territoire, avec vente directe, etc.).

Aide couplée de la PAC outre DJA
Il existe une aide couplée à la production ovine. Pour être éligible à cette dernière il faut détenir au minimum 50 brebis primées, c’est-à-dire une femelle correctement localisée et identifiée, et qui, au plus tard le 10 mai de l’année en cours, a mis bas au moins une fois ou est âgée d’au moins un an. Il faut également maintenir l’effectif engagé sur l’exploitation pendant une période minimum de 100 jours (du 1 février et 10 mai inclus) et avoir un ratio minimal de 0,5 agneau vendu par brebis et par an. Enfin l’éleveur doit être enregistré à l’Établissement départemental de l’élevage (EDE) conformément à la réglementation en vigueur. Le montant de l’aide est estimé à 22,3 €/brebis en 2020 avec un complément de 2€/brebis accordé aux 500 premières brebis de l’exploitation avec application de la transparence GAEC.

Les estives de la vallée de la Roya – @Claire Giordan

5. Aller plus loin

Creuser le sujet

Approche de l’autonomie alimentaire des ateliers ovins viande par l’Idele

Deux guides très complets d’Inn’Ovin qui vous permettront d’approfondir celui-ci

La filière laine

  • Collectif Tricolor (association interprofessionnelle pour le renouveau de la filière laine)

Regarder, lire et écouter

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Acheter des produits en laine de mouton

La troupe de Maï Lan, La Moutonnerie – @Rébecca Trouslard

Ce guide a été écrit par

Eglantine Thiery
Responsable R&D et modèle agronomique
Marguerite Legros
Floricultrice
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